Série sur les violences envers les femmes
2015
Les violences à l’encontre des femmes dans les espaces publics ont depuis longtemps été dénoncées par les féministes, sans pour autant réellement faire l’objet de l’attention des pouvoirs publics [1]. Depuis quelques années toutefois, cette question semble à nouveau faire l’objet de débats, notamment sous l’impulsion d’une nouvelle génération de féministes. Sous quelles formes cette question réémerge-t-elle ? Quels sont les enjeux qu’elle soulève ? Cette contribution a pour ambition de donner quelques éléments de compréhension pour expliquer pourquoi cette question apparaît comme légitime aujourd’hui, quand bien même, elle est longtemps restée ignorée.
Les « femmes battues » ensevelies au fil des ans
En 1970 à Genève, la question des « femmes battues » est débattue dans les mouvements militants. Vingt ans plus tard, les politiques publiques se développent dans le canton de Vaud. Deux approches différentes et des résultats qui se rejoignent. Par Pauline Delage.
Violence dans le couple : la valse des définitions
Parler de « violence conjugale » ou de « violence domestique » n’est pas équivalent. Le premier adjectif vise entre autres les inégalités entre les sexes, l’autre cible en priorité la sphère privée. Analyse des débats genevois. Par Marta Roca i Escoda.
Comment le Code pénal a sacralisé la famille
Le viol et les contraintes sexuelles existent uniquement hors mariage et, quand c’est possible, l’agresseur épousera sa victime afin de laver l’honneur familial. Une règle datant du Moyen-Age ? Non, du Code pénal suisse de 1942. Par Thierry Delessert.
Comment le Code pénal a pénalisé le viol conjugal
Le Parlement a débattu pendant plus de trente ans de la nature du viol conjugal. Il en a fallu des arguments pour que les élues réussissent à faire reconnaître sa nature criminelle et la nécessité de sa poursuite d’office. Par Geraldine Brown.
Les violences de genre dans l’espace public
Les violences à l’encontre des femmes dans les espaces publics suscitent des débats nourris. Désormais « légitime », cette question apparaît souvent en lien avec le thème des villes sûres, gentrifiées et blanches. Par Marylène Lieber.